(Actualisé avec nouveau bilan et contexte)
Des frappes israéliennes visant un poste de police dirigé par le Hamas et un véhicule dans la bande de Gaza ont fait au moins neuf morts et vingt blessés, ont indiqué les autorités sanitaires, alors que les médiateurs reprenaient au Caire les pourparlers avec le Hamas et d'autres factions afin de préserver un accord de cessez-le-feu fragile.
Une frappe a touché un poste de police adjacent à un vaste campement de tentes abritant des familles déplacées à Khan Younès, dans le sud de l'enclave, tuant cinq personnes et en blessant seize autres, ont indiqué des médecins, sans préciser combien de policiers figurent parmi les victimes.
Un autre bombardement israélien contre un véhicule circulant dans le centre de la ville de Gaza a par la suite fait quatre morts et quatre blessés, selon des médecins.
Tsahal n'a pas fait de commentaires dans l'immédiat.
Ces derniers mois, Israël a intensifié ses attaques contre les quartiers généraux et le personnel de la police, faisant des dizaines de morts, selon des responsables de la sécurité du Hamas.
Les principaux combats sont suspendus depuis octobre suite à un cessez-le-feu conclu après deux ans de guerre, mais aucun accord n'a été signé pour mettre en œuvre un nouveau plan - soutenu par les États-Unis - prévoyant le retrait des troupes israéliennes, le désarmement du Hamas et la reconstruction de Gaza.
Les troupes israéliennes contrôlent toujours plus de la moitié du territoire de Gaza, où elles ont ordonné l'évacuation des habitants et détruit les bâtiments restants. La quasi-totalité des deux millions d'habitants vit désormais sur une étroite bande de terre le long de la côte, principalement dans des abris de fortune ou des bâtiments endommagés, sous le contrôle du Hamas.
La présence de près de quelque 10.000 policiers du Hamas constitue un point de friction dans les négociations visant à faire progresser le plan du président américain Donald Trump pour Gaza. Le Hamas souhaite leur intégration dans une nouvelle force de police ; Israël refuse toute participation de personnel affilié au Hamas.
L'Égypte a entamé une nouvelle série de pourparlers de trêve avec des dirigeants du Hamas et d'autres factions palestiniennes, selon des sources du Hamas et d'autres sources proches des négociations. Ces discussions devraient durer quelques jours.
Israël et le Hamas s'accusent mutuellement de violations répétées du cessez-le-feu. Depuis le début de la trêve, les frappes israéliennes à Gaza ont tué plus de 950 Palestiniens, tandis que les attaques de militants palestiniens ont coûté la vie à quatre soldats israéliens.
Le Hamas a indiqué aux émissaires du "Conseil de la paix" de Donald Trump et aux médiateurs - l'Égypte, le Qatar et la Turquie - que l'arrêt des attaques israéliennes à Gaza était essentiel à tout progrès, selon des sources du mouvement et des responsables proches des discussions.
Hazem Qassem, porte-parole du Hamas à Gaza, a déclaré dimanche que le groupe était ouvert à des idées permettant de mettre fin aux attaques israéliennes et de parvenir à un terrain d'entente sur la deuxième phase du plan Trump. Il a toutefois estimé que le "Conseil de la paix" devait cesser d'être "partial" en faveur d’Israël.
Près de 73.000 personnes ont été tuées à Gaza depuis le début de la guerre, la plupart étant des civils, selon les autorités sanitaires de Gaza.
Israël a lancé son offensive après que des militants dirigés par le Hamas ont franchi la frontière, tuant 1.200 personnes et prenant 251 otages israéliens et étrangers le 7 octobre 2023.
(Reportage de Nidal al-Mughrabi Version française Elizabeth Pineau et Benjamin Mallet)

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